Du 8 mars au 2 avril aura lieu l’exposition « CITY OF SMILE » du photographe urbain Samuel Cueto, à la galerie ARGENTIC.

Depuis plusieurs années Samuel Cueto va où les touristes ne s’aventurent jamais, dans les ghettos de Bangkok, Phuket ou Pattaya. Il y rencontre la jeunesse thaïlandaise, les laissés pour comptes, évoluant entre drogue, mafia et prostitution et où tous les moyens sont bons pour survivre.

Malgré les apparences, la plupart d’entre eux sont croyants et s’agenouillent dans les temples bouddhistes. Ils mêlent les traditions ancestrales asiatiques et les codes des bandes de Los Angeles ou Mexico.

Le parcours et l’histoire de Samuel lui permettent d’intégrer et d’évoluer dans ce milieu où : « Tout se passe bien quand tout va bien. Mais, dès qu’il y a un problème, ça rigole pas et tu peux vraiment vite perdre la vie ». Communiqué de presse.

SAMUEL CUETO vit dans l’épicentre de ce que l’on nomme le ghetto.
Gardien d’immeuble, d’origine hispano-algérienne, Samuel concentre dans ses clichés toute la truculence d’une société métissée qui se réinvente chaque jour pour se tenir à l’écart des préjugés.

A l’image de ce qu’il est, Samuel se raconte au travers de portraits qui décrivent des parcours qui peuvent sembler chaotiques mais qui irradient toujours par l’espoir qu’ils dégagent.

Sa technique est simple : forcer le regard à se concentrer sur son travail… Et la gifle n’est pas loin.
Des générations de photographes ont tenté de décrire la banlieue ou certains ghettos sans jamais dépasser le stade de la photographie de safari, toujours en laissant cet arrière goût désagréable qu’il s’agissait d’une population étrange, exotique, a laquelle ils n’appartenaient pas. Samuel, en plaçant son objectif devant des gueules fait exister des âmes qu’une société ne veut plus voir. Nous sommes dans le rapport pur d’humain a humain.

Samuel cristallise dans son travail l’intégralité des problématiques que rencontre actuellement la société française : l’acceptation de l’autre dans sa différence, dans son vécu, dans son origine, dans ses bruits et ses odeurs. Son travail écrase le vocabulaire des médias pour n’offrir que rythmes et parfums.

Ses photos représentent le doux vertige que l’on rencontre lorsqu’on s’apprête a basculer pour abandonner les certitudes sur lesquelles on bâtit une existence : une galerie de personnages magnétiques par leur beauté ou leurs fêlures.

Samuel est un touche à tout, tant par l’aspect technique de son travail que par les thématiques sur lesquelles il se penche. Il réalise très tôt qu’il faut un support a la hauteur de son regard et décide d’opérer un retour du numérique vers l’argentique. Avec ses fabuleux outils, il part et repart en Thaïlande, le pays du sourire, où les gangsters sont des livres d’images. Ils les approchent, les écoutent et leur dialogue direct fait naître une vision commune. Sous les tatouages, un coeur bat, il leur manquait un révélateur, Samuel fut leur passeur.

Tout est la, il suffit juste de regarder…
(Extraits de la biographie écrite par Miloud Kersasi)

INFORMATIONS PRATIQUES : SAMUEL CUETO EXPOSITION DU 8 MARS AU 2 AVRIL 2016

vernissage vendredi 11 mars 19h – 22h

GALERIE ARGENTIC
43 Rue Daubenton – 75005 Paris www.argentic.fr

Galerie ouverte du mardi au samedi de 15h à 19h Accès : Métro Censier-Daubenton – Ligne7

Parking des Patriarches : 42 rue Daubenton

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