Interview de la street artiste STOUL qui nous parle de son univers

Tu dessines et peint depuis son plus jeune âge, mais Comment on passe de l’école Boulle au squat du 59 rue de rivoli ?
STOUL : Vers la fin de mes études j’ai traversé une période punk, je traînais alors beaucoup dans divers squats et puis j’ai rencontré l’artiste Kapilo qui avait à cette époque un atelier au 59 Rivoli. Il m’a présenté l’équipe du 59, j’ai exposé et travaillé dans la galerie pendant 1 mois, puis Kapilo devant s’absenter il m’a prêté son atelier, j’y suis resté un trimestre environ.

A quand la 1ère performance dans la rue ?
STOUL : Depuis toujours j’ai été attiré par l’art de rue, j’observais beaucoup les graff, les stickers et tout ce que je pouvais croiser dans Paris et ailleurs. Vers l’age de 10 ans j’avais déjà vidé quelques bombes dans la rue, c’était loin de ce que je fais aujourd’hui. A mes débuts j’ai fait quelques peintures et collages dans la rue entre 2000 et 2005, c’est en 2006 quand j’ai rencontré les 7MR que je suis devenue plus active, c’est devenu une habitude d’aller peindre les week-ends. La 1er peinture que nous avons fait ensemble était en banlieue sud, nous étions très nombreux (20 ou 30) sur un très long mur, j’ai fait un personnage avec de longs cheveux bleus.

 

Des artistes qui t’ont inspirés sur ton style de dessin ?
STOUL : Difficile à dire car il y en a beaucoup, ma mère m’a éveillée à l’art très jeune, on visitait les galeries, les grandes expo et puis à Boulle j’ai étudié de nombreux courants et styles, tout ça m’a marqué. J’ai été aussi influencé par les mangas que je lisais (japonais et coréens) et les séries du Club Dorothée. L’histoire de la mode féminine et les créateurs font aussi parti de mes inspirations. Le design, la photo, le cinéma, la musique m’inspirent aussi.

Des artistes qui t’ont inspirés sur le coté « street art » ?
STOUL : Là aussi il y en a beaucoup, à chaque rencontre avec les street artistes pendant les expos et les performances m’influence. On échange sur des techniques alors ça aide à progresser.

 

Est ce qu’il y a un support que tu préfères ?
STOUL : J’utilise tellement de supports différents. J’aime varier les matériaux pour ne pas me lacer. En atelier je peins sur du textile d’ameublement, des photos, du bois, du papier kraft, papier peint, … je customise aussi des meubles et objets de récup’, je fais aussi des produits dérivés, bijoux, vêtements, accessoires, car à mes yeux c’est important que l’art soit démocratique, accessible à tous.
Souvent mes supports ont du vécu, ils ont une histoire avec des motifs rétro, des patines. J’applique mes personnages sur ces fonds qui ont eu une existence, ce qui donne un côté vintage à mes créations. J’ai besoin d’avoir cet effet hors du temps, sans doute car j’ai été élevé par ma grand-mère née en 1913, chez elle il y a avait c’est objets et vêtements avec lesquels je jouais, j’ai gardé en moi une partie d’elle qui n’est pas de notre époque et forcement ça ressort dans mes œuvres.

Quels sont les artistes qui t’inspirent maintenant ?
STOUL : Personne en particulier, je trace ma route seule.

Des collaborations qui t’ont marquées ?
STOUL : Chaque collaboration avec des artistes, marques, créateurs, organisateurs d’événements et galeristes me marquent, me poussent à m’améliorer. Je fais tellement de collaborations que je ne peux pas tous les citer

Des difficultés liées à ton statut de femme dans ce milieu plus masculin que féminin ?
STOUL : Aucune difficulté particulière, tout le monde est courtois dans le street-art, les nouvelles rencontres sont toujours intéressantes, les relations que j’ai avec mes confrères sont très bonnes et amicales.

J’ai vu que tu avais donnée des cours de technique du manga a St Quentin en Yvelines…coup d’essai ou tu as redonnée des cours depuis ?

 

STOUL : Ce n’était pas la 1ere fois que je donnais des cours, depuis mes débuts ça m’arrive régulièrement d’animer des ateliers pour des enfants ou des adultes. A St Quentin en Yvelines c’était dans le cadre d’une résidence d’artistes, le but étant de créer une œuvre collective avec les enfants des écoles de l’agglomération pendant 1 an. C’était un énorme projet, très riche en rencontres, j’espère renouveler l’expérience avec d’autres résidences.

 

Engagée auprès de LA FONDATION ABBE PIERRE d’Emmaüs, cause féminine…ton art prend un vrai sens quand on te demande d’intervenir pour ce genre de causes ?
STOUL : J’estime que c’est important de donner quand on reçoit, alors quand je participe à un projet caritatif je suis à fond, je suis profondément touchée que l’on fasse appelle à moi pour rendre hommage à ces causes alors j’essaye d’offrir le meilleur de mon art, c’est la seule chose que je puisse faire pour aider.

 

 

Est ce que tu penses que le fait de devenir maman va faire évoluer tes dessins ?
STOUL : Difficile à dire pour l’instant, j’image que oui. Peut être que mon univers va s’enrichir de nouveaux personnages ou que mon travail va prendre plus de maturité ? Seul l’avenir nous le dira…

 

De nouvelles techniques ?
STOUL : J’en ai déjà pas mal en stock, je m’oriente plus vers des techniques soft en ce moment pour éviter les produits toxics.

De nouveaux supports ?
STOUL : Naturels et bruts, du recyclage de préférence.

Des endroits rêvés pour poser tes œuvres ?
STOUL : Chut… Je ne vais pas dire où, mais comme je ne peux pas trop bouger en ce moment ça sera pas loin de là où je suis en ce moment

Des artistes avec qui tu aimerais travailler ?
STOUL : J’ai fait de supers rencontres ces 3 dernières années, j’espère retrouver ces artistes et faire quelques collab’ dans la rue ou sur des événements.

Quelque chose à rajouter ?
STOUL : Merci !!

Site : http://www.stoul.com/

Twitter : https://twitter.com/StoulPeintresse

Facebook : https://www.facebook.com/stoul.lotus?ref=ts&fref=ts

 

L’intégralité des photos sont tirées du site : http://www.stoul.com

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