Les 100 faux pas à éviter dans le Game

Hypocrisie n°1 : La danse et la mentalité

 

A l’aube de 2016, on entend beaucoup d’humbles personnages dirent « moi je danse pour le kiff » ; « Etre connu ? Réussir par la danse? Nan, moi ça m’intéresse pas ».

Alors qu’ils pourraient faire 1001 autres choses comme les jeunes de leurs âges (foot, ciné, passer plus de temps avec leurs meufs, faire des études,…), les bboys et bgirls se tuent dans leurs salles d’entrainement. Tout ça pour l’amour du break à pratiquer solo dans sa grotte ? Non, les bboys vont en battles aux quatre coins de France, dans des endroits que même googlemap ne reconnaît pas. On vit dans une ère de battles, où depuis 10 ans 99% des jeunes vivent le break à travers les compétitions.

Qu’est-ce qui motive un bboy à faire 500 kilomètres alors qu’il ne passera même pas les qualifs ? Ce n’est que dans des moments d’égarement que le bboy ose avouer à demi-mot et les lèvres fermées qu’il recherche la reconnaissance à travers un blaze. Très peu claironneront à tout va « je veux être le meilleur ».

Ils sont encore moins nombreux à avouer rechercher une reconnaissance des masses. Certains sautent le pas, participent à des émissions télé qui font de la danse grand public, bon public. Des concours de danse jugés par des juges qui ne dansent pas et qui ont inventé le concept de l’humilité. Got to dance, la France a un incroyable talent, Street Talent : qui n’y a pas reconnu un bboy ?

Alors je vous demande deux secondes de réalisme : si on ne veut pas être la meilleure version de soi-même, à quoi ça sert de passer autant de temps à la salle alors qu’on pourrait faire tellement d’autres choses ?

Certes, le vouloir, ce n’est pas l’être. Mais dire « je veux être le meilleur », c’est en soi une première prise de risque. Si vous voulez rester dans l’anonymat : arrêter les battles et mettez-vous à tricoter en attendant de vous en faire greffer deux.

Dans le break, cette prise de risque s’est se démarquer, afficher fièrement sa personnalité. J’ai eu la chance de connaître les premières générations du break qui trouvaient le respect à travers la danse. J’ose espérer que si on enlève les money prices, qu’on arrête de filmer les battles : y aura toujours autant de monde. Dans ma vie de danseur, les seules personnes que j’ai rencontrées et qui assumaient de dire devant X ou Y « je veux être number one », se sont Benji Kingz, Nordine de force Obscure, Nabil Killafornia, Meda, et quelques autres. Bon et évidemment, moi, Youval. Mais je suis déjà numéro un… Je vais juste le rester.

Si vous avez peur d’oser, peur de passer pour un vantard, assumez-vous vraiment votre break ?

Conclusion : Revendiquez le bboy qui est en vous !

Youval IFERGANE 

Co-Auteur Anna CZERNY (Staff Chill In The Ciy)

 

SEEDS / Photo couverture : Little SHAO

1 COMMENTAIRE

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here